
Roselyne Bachelot a détaillé, jeudi 1er juillet, le plan national canicule et les nouveautés de l'été 2010. Les agences régionales de santé (ARS), nouvellement créées, sont désormais au cœur du système de prévention.
"Face aux aléas climatiques ou à toute autre situation d’urgence, nous disposons de solides outils qui doivent nous permettre de réagir rapidement en cas de forte chaleur", a affirmé Roselyne Bachelot lors d'un point presse consacré à la permanence des soins en période estivale, jeudi 1er juillet.
A cette occasion, la ministre de la Santé a détaillé le plan national canicule, renouvelé chaque année depuis 2004 à la suite de la canicule exceptionnelle de l’été 2003. Celle-ci avait entraîné "une surmortalité estimée à près de 15 000 décès", selon le ministère de la Santé. Depuis le 1er juin, ce plan est activé au premier niveau (sur trois), de "veille saisonnière". Il prévoit "de garantir la permanence et la continuité des soins" jusqu'au 31 août. Le 2 juillet dernier, le département du Rhône a déjà connu un épisode de forte chaleur, qui a entraîné le passage au niveau 2 du dispositif pendant 24 heures.
Nouveauté cette année : le plan intègre au cœur de son dispositif les agences régionales de santé (ARS). Celles-ci sont désormais en première ligne : "elles veilleront à organiser la réflexion de manière anticipée avec les différents établissements et à coordonner les programmes d’ouverture de lits", souligne la ministre de la Santé. Le message d'alerte émis par Météo France et l'InVS (en cas d'épisode de forte chaleur prolongé sur 3 jours et 3 nuits consécutifs) est désormais directement transmis par la Direction générale de la santé aux ARS (en parallèle de l'envoi aux préfets).
Dispositif "hôpital sous tension"
Les ARS sont également chargées de suivre le dispositif "hôpital sous tension". Dans le cadre de ce dispositif, chaque hôpital doit mettre en place une cellule de veille qui étudie la situation et les "indicateurs de tension" dans l'établissement. Ces informations sont croisées avec les indicateurs d'activité disponibles au niveau régional. La cellule de veille se transforme en cellule de crise en cas de besoin, afin de gérer une demande accrue de lits. Si la situation devient critique, l'établissement peut alors déclencher le "plan blanc" (gestion d'une crise extrême et d'un afflux important de malades à l'hôpital) en informant le préfet de région et l'ARS.
Les ARS sont donc en charge de la détection des établissements sous tension, des difficultés rencontrées par le Samu et du relais des informations auprès du Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales (Corruss).
Comme chaque année, un bilan des lits disponibles dans les hôpitaux est réalisé avant l'été. "Il y aura plus de lits qui resteront ouverts en 2010 qu’en 2009", se félicite Roselyne Bachelot, avec en moyenne 95 % des lits ouverts en juillet, et 90 % des lits ouverts en août. "C’est la preuve […] que les établissements se mobilisent régulièrement pour assurer la permanence et la continuité des soins".
Pour s'informer sur les bons gestes à adopter en cas de canicule, le ministère de la Santé a mis en place un numéro vert : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe) du lundi au samedi de 08 h à 20 h.
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