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vendredi 12 mars 2010
Les nouvelles mesures en matière de contraception et d’IVG
Le nouveau dispositif comprend une série de mesures, dont la revalorisation forfaitaire de 50 % de l’acte d’IVG, afin de "garantir un égal accès à l’IVG dans les établissements et chez les professionnels de santé, partout dans nos territoires". Cette mesure devrait remédier à la situation constatée par l’Igas dans son rapport de février dernier. En effet, "un établissement sur vingt a des délais de prise en charge de l’IVG supérieurs à 15 jours". Un cahier des charges sur la pratique des IVG médicamenteuses sera aussi élaboré pour améliorer sa prise en charge. Ce mode d'interruption de grossesse représente 50 % des IVG aujourd'hui.
Proposer des contraceptifs adaptés aux modes de vie des femmes
Autre point crucial, la lutte contre le taux d’échec important des moyens de contraception. Près de la moitié des IVG pratiquées est liée à l'échec de la contraception. En conséquence, la ministre préconise de mettre l’accent sur la formation et l’information des médecins généralistes, afin qu’ils puissent proposer des contraceptifs mieux adaptés aux besoins et modes de vie des femmes. La pilule est systématiquement mise en avant au détriment des autres moyens de contraception. Il existe pourtant un panel plus large de contraceptifs, aux contraintes moins fortes que la pilule. Dans ce cadre, la ministre a annoncé que des discussions étaient actuellement en cours pour obtenir le remboursement de ces nouvelles formes de contraception, comme le patch et l’anneau.
Sensibiliser les jeunes à l’importance de la contraception
Le dispositif insiste aussi sur une amélioration de l’information et de l’éducation sexuelle des adolescents, avec notamment la reconduction des campagnes de communication destinées à les sensibiliser sur l’importance de la contraception, Un site internet "Bien choisir sa contraception" sera mis en place dès avril. En effet, les IVG sont nombreuses chez les jeunes filles de moins de 20 ans, on en compte plus de 30 000 par an. Un groupe de travail, piloté par le ministère de l’Education nationale, élabore actuellement des mesures pour améliorer l’éducation sexuelle et l’accès à la contraception pour les mineures scolarisées. Il sera aussi demandé aux agences régionales de santé (ARS) de s’assurer que les maisons des adolescents développent ce volet d’information auprès du jeune public, ainsi que des entretiens de planification familiale.
Le rapport de l’Igas a aussi soulevé l’existence de disparités d’accès à la contraception dans des conditions de gratuité et de confidentialité selon les régions, notamment en zone rurale. Les antennes de planification et d’éducation familiales "sont les seules à permettre aux jeunes mineures d’accéder à la contraception dans des conditions de gratuité et de confidentialité, et elles se heurtent aujourd’hui à des difficultés", a rappelé Roselyne Bachelot, saluant l’action menée dans ces centres. C’est pourquoi la ministre demande à l’Igas "une analyse et des propositions pour y remédier". Pour ce qui est des zones rurales sans antenne, la ministre propose la mise en place d’une organisation s’appuyant sur des médecins généralistes volontaires.
source: gouvernement.fr

