Les Rencontres annuelles organisées par l'Institut national du cancer (INCa), le 7 octobre, ont porté sur "Les nouveaux enjeux du plan cancer 2009-2013". À l'issue du colloque, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a lu un message du président la République qui a affirmé son "engagement personnel" dans la mobilisation contre le cancer.

Le plan cancer 2009-2013 va s'inscrire dans la continuité du plan précédent pour consolider ou adapter un certain nombre d'actions déjà mises en œuvre. Il va aussi introduire un certain nombre de propositions nouvelles afin d'apporter un nouvel élan pour la lutte contre le cancer. Le cadre est tracé : de nouvelles initiatives sanitaires et médico-sociales seront prises pour accompagner les malades dans la lutte contre la maladie, pendant et après le cancer.

Les propositions du Plan cancer II s'inspireront des recommandations du rapport remis en février 2009 par le professeur Jean-Pierre Grünfeld. Elles s'appuieront également sur les conclusions des travaux interministériels pilotés par la Direction générale de la santé auxquels ont été étroitement associés les directions du ministère de la Santé, le ministère de la Recherche et en particulier la direction de la recherche et de l'innovation, le Haut Conseil de santé publique, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur et l'INCa. Une réflexion qui s'est construite avec "les membres de la commission Grünfeld élargie aux fédérations hospitalières", a précisé Didier Houssin lors de son intervention au colloque.

Le directeur général de la santé a par ailleurs souligné les points importants à prendre en compte dans l'élaboration de ce nouveau plan :
* réduire le temps séparant la découverte par les chercheurs de son application pour le malade. En matière de recherche et d'innovation, un équilibre devra être trouvé dans le transfert entre les innovations des chercheurs et leurs applications sur le terrain au profit des malades ;
* le médecin traitant sera le principal pivot du parcours de soins. Le rôle du médecin en tant qu'acteur de santé publique devra être mieux pris en compte, a souligné Didier Houssin. Au-delà de la prise en charge des malades, il doit être associé aux campagnes de prévention et de sensibilisation. À ce titre, la relation entre le médecin de ville et l'hôpital devra être plus fluide afin de de simplifier le parcours de soins ;
* réduire les inégalités sociales face au cancer. Le risque de décès de cancer entre 30 et 65 ans est deux fois supérieur chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales. Un effort important sera porté sur la recherche en épidémiologique sociale afin de cibler les mesures sur les territoires et les populations le plus touchées.

"J'ai voulu poursuivre l'action engagée par mon prédécesseur par un second plan cancer. J'aurai prochainement l'occasion d'en annoncer les principales orientations", a déclaré Nicolas Sarkozy, selon les termes du message lu par Roselyne Bachelot.
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