Au 31 décembre 2007, la France métropolitaine compte environ 23,3 millions d'emplois salariés, soit une croissance annuelle de 1,4 %. Cela représente un gain de 318 300 salariés en 2007, soit 27 000 créations nettes de plus que durant l'année 2006.
Les activités de services, avec une augmentation annuelle en 2007 de 1,9 %, ont largement contribué à ce résultat. Les services aux particuliers (+ 77 000 emplois), et les services aux entreprises (+ 97 600 emplois) confirment leur dynamisme. Dans l'industrie, les pertes se poursuivent en 2007 mais à un rythme moins soutenu que par le passé confirmant le ralentissement des réductions d'effectifs déjà perçu en 2006 : après une réduction annuelle de l'emploi salarié industriel de 91 800 entre 2002 et 2005, le recul s'établit en 2006 à 57 600 emplois, puis à 41 900 emplois en 2007. Quant au secteur de la construction (bâtiment et travaux publics), il termine l'année 2007 avec une hausse de l'emploi salarié de 4,2 % (soit 59 200 emplois supplémentaires).
Grâce aux créations d'emplois de l'année 2007, le chômage poursuit sa baisse amorcée début 2006. Le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 7,4 % de la population active en métropole au 4e trimestre 2007, soit une baisse annuelle de 0,9 point. Au cours du 2e semestre de l'année 2008, la conjoncture s'est largement détériorée, entraînant une nouvelle hausse du taux de chômage, qui s'établit à 7,6 % (taux de chômage au sens du BIT) en moyenne au 4e trimestre 2008, soit + 0,2 point en un an.
Les services, moteur des créations d'emplois
Au 31 décembre 2007, la France métropolitaine compte environ 23,3 millions d'emplois salariés, soit une croissance annuelle de + 1,4 %. Les créations d'emplois poursuivent ainsi leur progression en 2007 avec 318 300 salariés supplémentaires soit 27 000 créations nettes de plus que durant l'année 2006.
Comme en 2006, ce sont les services qui contribuent le plus à cette croissance, avec une augmentation de + 1,9 % en 2007. Les services aux particuliers ont notamment été parmi les plus dynamiques, avec 77 000 emplois gagnés (+ 3,8 %). Au sein de ces activités, ce sont les services personnels et domestiques qui ont créé le plus d'emplois, avec 35 000 salariés supplémentaires, soit une croissance de 4,1 %. Les services aux entreprises confirment également leur dynamisme, notamment le conseil et assistance (+ 4,4 %), et les services opérationnels (location de véhicules et de machines, intérim, sécurité, nettoyage et gestion des déchets) (+ 3,2 %) qui gagnent respectivement 58 000 et 44 000 emplois. Dans les services non marchands, le secteur de la santé et de l'action sociale participe lui aussi à la croissance avec 64 000 emplois créés en 2007. Enfin, l'immobilier enregistre également une forte hausse en 2007 (+ 4,3 %), créant ainsi 14 000 emplois.
Seule l'éducation se démarque avec 53 000 emplois perdus en 2007 (− 3,2 %). Une partie de ces pertes correspond en fait à un transfert des personnels techniciens, ouvriers, et de services (TOS) des établissements scolaires vers les collectivités territoriales.
Ralentissement des réductions d'effectifs dans l'industrie
Les pertes d'emploi dans l'industrie se poursuivent en 2007, mais à un rythme moins soutenu que par le passé, confirmant le ralentissement des réductions d'effectifs déjà perçu en 2006 : après une réduction annuelle de l'emploi salarié industriel de 91 800 entre 2002 et 2005, le recul s'établit en 2006 à 57 600 emplois, puis à 41 900 emplois en 2007. L'automobile continue de perdre des emplois, mais de manière moins prononcée (− 8 500 salariés contre − 11 000 en 2006), de même que les industries des biens intermédiaires qui perdent 14 000 salariés en 2007, contre − 27 000 en 2006. Les industries des biens de consommation restent sur le rythme de 2006, avec 14 000 emplois détruits en 2007. Enfin, l'emploi se maintient dans les industries des biens d'équipements (+ 0,2 %).
La construction toujours dynamique en 2007
Le secteur de la construction (bâtiment et travaux publics) termine l'année 2007 avec une croissance de l'emploi salarié de + 4,2 % (soit 59 200 emplois supplémentaires), à peine moins élevée qu'en 2006 (+ 4,6 %). Le secteur du commerce (+ 41 000 emplois) est surtout porté par le commerce de détail dont les effectifs salariés augmentent de 33 500 en 2007 alors que le commerce de gros et intermédiaires ne gagne que 7 900 emplois.
Le secteur agricole perd encore 12 000 salariés en 2007 (− 3,6 %), pour s'établir à 327 000 emplois. C'est la plus forte baisse enregistrée depuis 2001.
Bonne tenue de l'emploi non salarié
Avec une hausse annuelle en 2007 de 0,7 %, soit + 16 200 emplois, les non salariés (employeurs, indépendants et aides familiaux) participent à la croissance de l'emploi total. Comme pour les salariés, le secteur de la construction enregistre une hausse importante de 4,6 % (contre + 6,6 % en 2006), alors que l'industrie et l'agriculture perdent des emplois (respectivement − 2,6 et − 3,6 %).
Au total, la France métropolitaine compte fin 2007 25,5 millions d'emplois soit un solde net de créations de 335 000 emplois salariés et non salariés.
Toutes les régions créent des emplois en 2007
Comme en 2006, toutes les régions métropolitaines ont gagné des emplois en 2007. L'ouest et le sud de la France maintiennent une croissance soutenue, notamment la région Rhône-Alpes (+ 31 300 emplois salariés), les Pays-de-la-Loire (+ 25 900), Provence-Alpes-Côte d'Azur (+ 25 600), et l'Aquitaine (+ 17 900). Dans ces régions, les créations d'emplois ont été particulièrement vigoureuses dans les services. Avec une progression de + 1,9 % de l'emploi salarié, la Haute-Normandie et l'Île-de-France sont également très dynamiques. Grâce à 97 000 emplois créés dans les services, l'Île-de-France contribue à plus du tiers des gains d'emplois dans ce secteur.
Dans les anciennes régions industrielles du nord et de l'est (Lorraine, Franche-Comté, Nord-Pas-de-Calais, ...), les fortes pertes d'emplois dans l'industrie ont été compensées par des gains dans la construction et les services, permettant à ces régions de dégager un solde positif pour 2007.
Le chômage repart en 2008
Grâce aux créations d'emplois de l'année 2007, le taux de chômage a poursuivi la baisse entamée début 2006. Au 4e trimestre 2007, le taux de chômage au sens du BIT s'établissait ainsi à 7,4 % en France métropolitaine, soit − 0,9 point par rapport à l'année précédente.
Le milieu de l'année 2008 a été marquée par un important retournement de la conjoncture. La situation sur le marché du travail s'en est trouvé affectée, avec un taux de chômage qui repart à la hausse sur la fin 2008, pour s'établir à 7,6 % en moyenne sur le 4e trimestre (taux de chômage au sens du BIT).
Toutes les régions métropolitaines ont bénéficié en 2007 de l'amélioration du marché du travail. La baisse annuelle du taux de chômage au 4e trimestre 2007, plus importante encore qu'en 2006, allait de − 0,6 point dans le Limousin à − 1,2 point en Franche-Comté.
En 2008, le chômage repart à la hausse dans quasiment toutes les régions. La Franche-Comté qui avait bénéficié d'une forte baisse du chômage sur l'année 2007, est particulièrement touchée, avec + 0,7 point sur l'année 2008. Il en est de même pour les deux Normandie, dont le taux de chômage, après un recul de plus de 1 point sur l'année 2007, augmente de 0,6 point en Haute-Normandie et de 0,7 point en Basse-Normandie. Seules l'Île-de-France présente un taux de chômage en baisse sur l'année 2008 (− 0,1 point).
INSEE
vendredi 3 juillet 2009



